Arnaud Girard avait disparu le 8 octobre : Un homme a avoué le meurtre

Rédigé le 05/12/2018
José Fanchi

Mercredi matin, un corps a été découvert sur la route de Figari. Est-ce celui d’Arnaud Girard, 35 ans, qui n'avait plus donné signe de vie depuis le 8 octobre dernier ? Il pourrait en effet s’agir de celui du disparu de Sartène mais le cadavre n'a pas été identifié. Cela dit, un homme de 45 ans a été placé en garde à vue mardi soir à Sartène et avoué le crime. Il s'agit d'une connaissance de la victime

 Selon le procureur de la République, la personne interpellée la veille à Sartène aurait avoué le meurtre d’Arnaud Girard. Il s'agit de l'individu chez lequel Arnaud Girard, 35 ans, se serait rendu le jour même de sa disparition, le 8 octobre dernier.
Cette même personne aurait reconnu avoir tué Arnaud Girard et s'être débarrassé du corps dans la région. C'est sur ses indications que les gendarmes ont découvert un corps sans vie mercredi matin du côté de Bonifacio. Des vérifications sont en cours pour vérifier qu'il s'agit bien de la victime. 


Une immense battue
Originaire de Propriano, Arnaud Girard vivait à Sartène depuis sept ans. Une enquête pour disparition inquiétante avait été ouverte. La communauté de brigades de Propriano et la brigade de recherches de la compagnie de Sartène avaient été chargées des investigations. Arnaud Girard, père de famille, avait été vu pour la dernière fois route de Mola à Sartène, vêtu d'un jogging foncé et d'une paire de baskets noires. Un ami l’aurait déposé à cet endroit précis. Son portable avait été géolocalisé par les gendarmes pour la dernière fois à Sartène, et éteint à 11h26 le 8 octobre.
Une battue citoyenne pour aider à sa recherche avait organisée le 21 octobre dernier par tous ses proches, mais en vain. Elle avait eu lieu de l'endroit approximatif où le disparu avait été localisé le plus récemment et dans les alentours. Il s'agit d'une zone assez vaste s'étendant de la route de Mola jusqu'aux limites du domaine Saparale avaient indiqués les services de recherche.


Un contentieux ?
C’est ainsi que les Sartenais ont été avertis de la mise en place d’une exploration du terrain où la gendarmerie a tout d’abord rencontré toutes ces personnes pour leur expliquer où avaient déjà été effectuées des recherches. Ensuite les quelques dizaines de personnes mobilisées se sont partagées les zones de ratissage, un vaste secteur qui va de la route de Mola au domaine Saparale en passant par le pont de Curgia, et les chemins et les pistes qui y mènent ainsi que sur la piste du barrage de l’Ortolo. Sur place autour de la famille d’Arnaud, sa mère et son épouse ont retrouvé des amis, des anonymes, des chasseurs qui connaissent bien le terrain :
"Le plus dur c’est de ne pas savoir ce qui est arrivé. Les gendarmes ne peuvent communiquer leurs renseignements, nous le comprenons, mais c’est vraiment dur d’attendre sans rien savoir, sans rien pourvoir faire. Nous sommes très inquiets. Ça ne lui ressemble pas. C'est la première fois qu'Arnaud reste sans donner de nouvelles à sa mère, à ses frères, à ses enfant » expliquait l’un de ses proches. Sa famille avait même lancé un appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux.

Le trentenaire, père de famille, a longtemps travaillé dans la restauration.
Séparé de sa compagne depuis trois mois, il était sans emploi. Cette affaire d'homicide pourrait être liée à un trafic de stupéfiants. Les deux hommes se connaissaient et avaient un contentieux, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
L’homme, Michel Cazalas, a été mis en examen en fin de journée et placé en détention.