STC-Maire de Biguglia : Le ton monte…

Rédigé le 05/12/2018
Charles Monti

Le ton est monté d'un cran ce mercredi entre Jean Brignole, le secrétaire général du STC et Sauveur Gandolfi-Scheit le maire de Biguglia. Le différend a donné à un chjami è rispondi à quelques heures d'intervalles.

"Harcèlement ciblé envers les syndicalistes du STC
Tentative de déstabilisation des personnels
Abus de pouvoir du maire
Méthodes discriminatoires envers les personnels proches du STC
Restructurations répétées et injustifiées des services
Absence de directives adaptées au plus haut niveau de la hiérarchie afin de discréditer les employés municipaux"
La liste des doléances exprimées par Jean Brignole, mercredi en début d'après-midi sur le parvis de la mairie de Biguglia est longue.

"En juillet dernier, nous tenions une conférence de presse afin d’alerter la population sur  la situation des personnels au sein de la mairie de Biguglia.  
"Lors des derniers conflits et afin de créer une situation nouvelle pour la mise  en  place d’un dialogue constructif,  le  Secrétaire Général du STC avait proposé que les futures discussions se fassent  en direct entre le secrétaire général du STC et le maire.
En début du mois de novembre j’ai rencontré le maire en direct, pendant plus d’une heure et demi, afin de lui faire comprendre que cette situation de non dialogue ne pouvait perdurer, qu’il fallait rentrer dans un nouveau processus qui inclurait automatiquement les délégués internes syndicaux de la mairie autour de la table en présence du Maire" a expliqué d'emblée Jean Brignole.


"Le maire a signifié au secrétaire général du STC son refus de discuter avec certains représentants de notre organisation syndicale. agents de la Collectivité.
Semble t-il, cette attitude ne prévaut pas pour l’autre représentation syndicale , présente dans la commune.
Nous l’avions déjà fait savoir en juillet dernier, nous pensions naïvement que l’entrevue entre le Maire et le SG du STC,  déboucherait sur une autre attitude de la part de la municipalité.
Demain 6 décembre auront lieu comme dans tout le secteur Public, des élections pour désigner les représentants au Comité Technique de Biguglia.
Nous passons, sur la somme  d’ embûches auxquelles, nous avons été confrontées, pour les opérations électorales qui dénotait le plus souvent de la part de l’administration, d’une méconnaissance totale des textes réglementaires.
Depuis, quelques jours, une série de convocations pour mesures disciplinaires sont mises en place qui touchent des personnels bien répertoriés comme appartenant à notre organisation syndicale.
Il y a la volonté manifestée, ce matin, à sa reprise de travail  de changer d’affectation sans aucune règle, notre délégué de section, sans qu’on lui reproche quoique ce soit, ou qu’aucune  procédure disciplinaire de soit engagée à son encontre.
Dans le même temps, on laisse colporter de la part du syndicat concurrent auprès d’une certaine catégorie de personnels que si les agents votaient pour eux le 6, ils auraient un certain nombre d’avantages que d’autres personnels de la commune (votant mal) n’auraient pas.
"


Pour le STC et Jean Brignole,  il s'agit d'une "tentative de déstabilisation programmée".
"Cette série de convocations , qui pour la plupart du temps remontent à des faits survenus en juillet août septembre arrivent aujourd’hui à point nommé  à la veille des élections professionnelles.
Preuve en est, un agent a été reçu hier, il a donné ses explications, la réunion , en présence de du maire, a débouché sur une non sanction.
Malgré cela, et afin  de ne pas perdre la face,  on a quand même signifié un avertissement alors que l’on sait que celui-ci n’est pas fondé.
2 agents sont convoqués vendredi 7. Nous n’avons pas l’habitude de nous exprimer la veille d’un scrutin d’une élection professionnelle. Aujourd’hui, l’attitude de la municipalité nous y oblige" a
conclu Jen Brignole en ne manquant d'appeler au vote pour le STC.

La réplique de Sauveur Gandolfi-Scheit

Un peu plus tard Sauveur Gandolfi-Scheit répliquait en ces termes 

"Je tiens à dénoncer aujourd’hui les agissements du STC, ce syndicat par le biais de contre-vérités manifestes, entretient un climat de tension à la veille d’élections professionnelles.

Nous avons toujours accepté le dialogue, mais le dialogue ne peut se faire qu’avec des interlocuteurs prêts à accepter l’échange de points de vue et non avec des personnes préférant soliloquer, sans considération pour le réel.

Monsieur Brignole a affectivement été reçu et a convenu lui aussi, durant cet entretien, du caractère scandaleux de l’attitude de certains agents. Pour le reste l’entretien s’est déroulé de manière sereine, j’apprends aujourd’hui que ce n’était pas le cas (…)

J’ai toujours accepté de rencontrer l’ensemble  des représentants, notamment lors d’une réunion en date du 18 septembre, durant  laquelle ils avaient reconnu un certain nombre de dysfonctionnements.



En ce qui concerne les élections professionnelles et les accusations de machination visant à empêcher le STC de présenter des candidats, nous sommes face à un mensonge éhonté !

La mairie a organisé une réunion, réunion facultative, la mairie disposant du pouvoir de décider seule des modalités formelles du scrutin.

Durant cette réunion, l’ensemble des listes ont pu présenter leurs objections, toutes les demandes de la liste STC ont été acceptées, jusqu’au format du bulletin ! Les délégués ont tous signé le protocole d’accord issu de cette réunion, où sont les embûches ?

De surcroît  dans ce scrutin les instances concernées ont un rôle consultatif, en tant que maire j’ai des responsabilités autres me tenant éloigné de ce genre de bagatelles.





Monsieur Brignole ensuite m’accuse de viser spécifiquement les agents du STC, si monsieur Brignole veut parler de statistiques je n’y vois pas d’inconvénient, mais des deux je serais le moins gêné.

Les contribuables de la commune seront heureux d’apprendre, que 86% des membres du STC affectés au service technique de la mairie  ont été absents cette année, portant le taux d’absentéisme du service à 20% à eux seuls !

Un agent a effectivement été reçu, il a pu exprimer les droits de la défense. Je dispose d’une marge d’appréciation quant à la sanction à y apporter, en tant que garant de la bonne utilisation des deniers publics.

Les procédures individuelles visant tel ou tel agent ne sont le fait d’aucune iniquité, les agents qui s’estimeraient lésés disposent d’ailleurs de voies de recours, ces procédures sont simplement la conséquence d’abus, confirmés par un certain nombre de preuves.



 


La mairie de Biguglia a toujours respecté la loi, toute la loi, dans ce qu’elle dispose comme droits pour les salariés mais aussi comme devoirs en tant qu’agents en charge du service public.

Sauf à considérer que demander un travail correctement accompli est une faute et dans ce cas les contribuables de la commune seront ravis de l’apprendre, contribuables qui se plaignent de manière récurrente de la qualité de leur travail.

Enfin concernant les pressions alléguées, le harcèlement est un délit visé par le code pénal à l’article 222-33 alinéa 2, il n’y a pas eu de plainte déposée à ce jour.

S’agissant de l’absence de directives adaptées, la loi dispose que « l’agent doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public."

Ne pas s’y conformer est une faute professionnelle.

Le STC démontre par ces actions qu’il a depuis longtemps délaissé le terrain du syndicalisme pour celui de la politique."