A Ajaccio, avec Tripperty Box les objets interdits en vol pourront être récupérés

Rédigé le 04/12/2018
José Fanchi

Le groupe ADP et La Poste expérimente actuellement un nouveau service de garde d’objets prohibés en cabine. Déjà disponible dans les grands aéroports, le voilà en place à Ajaccio. Il permet aux propriétaires de récupérer leurs biens s’ils ne passent pas les contrôles de sécurité. Explications

Adieu les  flacons de parfums ou les couteaux de collections et autres souvenirs  refusés lors des contrôles de sécurité au moment  de l’embarquement.
Les statistiques de 2017 précisent que durant l’année, 14 tonnes d’objets interdits ont été saisis pour le seul aéroport Charles-de-Gaulle. Derrière ce chiffre, des voyageurs malheureux pour qui les vacances se terminent plutôt mal.
Qu’ils se rassurent, le cauchemar est à présent terminé. Pour palier à ce problème, Tripperty, service, né du rapprochement entre deux groupes d’intrapreneurs de La Poste et des équipes de l’innovation Hub ADP, a développé  une solution qui met à disposition un service de garde d’objets prohibés.
 

Comment ça marche ? Cela fonctionne simplement, à savoir que lorsqu’un passager se fait retirer un bien au contrôle de sûreté, il a désormais la possibilité de le récupérer en consigne dans l’aéroport à son retour ou de se le faire expédier par voie postale. Pour ce faire, il lui suffit de télécharger l’application mobile et de choisir la modalité de récupération après avoir saisi le numéro de son colis.


Ajaccio aussi…
La Poste lance, en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Corse du Sud, le nouveau service Tripperty by La poste à l’aéroport Napoléon Bonaparte. Il s’agit d’une innovation qui offre la possibilité aux voyageurs de demander la garde ou la réexpédition de leurs objets interdits à bord pour des raisons de sécurité.
La Tripperty-Box  est une simple boîte à colis conçue pour ce service et déposée en zone d’inspection filtrage à l’embarquement. Le passager qui souhaite récupérer l’objet interdit en cabine, le remet à l’agent de sécurité qui le place dans un emballage numéroté et le place dans la boîte conçue à cet effet. Le voyageur n’a qu’à se connecter ensuite sur box.tripperty.com puis saisit son numéro d’objet et choisit la récupération de son objet à l’aéroport (il dispose de 15 jours) où l’expédition à l’adresse de son choix. Le coût de l’opération varie en fonction du lieu et du mode de récupération de l’objet.


L’inventeur sur place
Yves Kerboriou est le concepteur du projet Tripperty . Il était sur place hier pour la présentation de ce récupérateur d’objet tout à fait simple mais très pratique. Il fallait y penser, le concevoir et le proposer comme un service. La Poste a accepté le partenariat.
« C’est un service qui permet aux passagers de récupérer leurs biens, interdits dans les cabines. J’ai été souvent pris au piège et l’idée m’est venue comme ça, lors d’un passage devant le service de sécurité. Je m’étais posé la question de savoir ce que devenaient roux ces objets subtilisés au départ d’un aéroport, avec tous les problèmes et les conflits que cela peut entraîner. J’ai eu la réponse : tout était détruit ou jeté. L’idée a germé et j’ai pensé que La Poste pouvait facilement créer ce genre de service. Le projet a commencé il y a un peu plus de deux ans, le service est donc en place depuis 18 mois. Et ça marche. »
« 20 projets pour 2020 » est un concours d’entrepreneuriat qui a été lancé en 2014  pour promouvoir coopération et méthodes participatives pour la transformation du groupe La Poste. L’équipe Tripperty a été lauréate de l’édition 2015 de ce concours et a été retenue.
Résoudre les problèmes
Paul Marcaggi, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Corse du Sud était sur place mardi pour la présentation du projet.
« Avec plus de 1500 000 passagers l’année dernière et une quinzaine de compagnies aériennes qui desservent une quarantaine de destinations à partir de l’aéroport d’Ajaccio Napoléon-Bonaparte, la demande était forte pour ce genre de projet. Il était important pour nous de profiter d’un tel partenariat compte tenu de l’importance des passages. Cela va nous permettre de résoudre cette problématique et d’offrir ce service à notre clientèle. C’est un constat que nous avons régulièrement effectué et nous ne pouvions refuser une telle opportunité. Voilà en tout cas qui résoudra bien des problématiques. Nous sommes heureux de leur offrir ce nouveau service. »
J.F.